[Essai] Weasel TREK de Dream-Flight, l'aile volante ultime ?

Introduction 

Après une très longue attente suite à l'arrêt soudain de la fabrication de la Weasel EVO, essayée dans ces colonnes en 2009, la version revisitée est arrivée finalement début 2016. J'étais très excité d'essayer cette nouvelle Weasel TREK car j'avais vraiment craqué sur la première version. J'ai d'abord eu la Weasel EVO, puis plus récemment une Weasel Black Édition, ce qui me permettra de comparer. Et puis si les améliorations sont du même niveau que pour l'Alula TREK, alors cela promet ! C'est parti pour un essai de cette nouvelle  aile "Made in Californie" !

Aperçu du Kit 

La Weasel TREK arrive dans un joli carton rectangulaire qui s'avère bien plus pratique pour ranger et transporter l'aile. La forme de la Weasel ne change pas beaucoup et reste certes moins élégante que l'Alula, plus massive, certaines mauvaises langues diront une esthétique de fer à repasser, mais si vous vous arrêtez là, alors vous passez à côté de quelque chose, croyez-moi sur parole !
Coté aérodynamique les améliorations sont peu ou pas visibles, mais néanmoins essentielles: Un nouveau profil d'aile avec moins de courbure a été mis au point, permettant un meilleur comportement en vol inversé, et une meilleur tolérance au trim autour de neutre. La surface des élevons a été augmentée pour un meilleur taux de roulis et sensations de pilotage. Regardons maintenant l'aspect structurel et fabrication, qui impacte de manière positive le degré d'avancement du kit.
Les élevons sont désormais moulés et non plus en balsa entoilé. On perd probablement en rigidité, mais à première vue, il semble suffisamment rigide quand on les manipule.



La Weasel TREK possède maintenant une verrière, fermant grâce a des aimants puissants et qui permet un accès rapide et aisé au compartiment radio, et le dessous du nez est doublé d'une coque plastique protégeant le dessous de l'aile des chocs et rigidifie l''ensemble.
Le longeron qui était intégrer au moulage est à présent composé d'un plat carbone qui est collé après moulage.
On retrouve le système de verrouillage efficace de l'Alula TREK, et le même diamètre de tube carbone faisant office de clé d'aile. 
La coque intègre un compartiment ballast qui peut recevoir jusqu’à 50gr de plomb. juste devant le compartiment à ballast se trouve un  trou pour y loger l'index lors du lancement et pouvoir lancer plus fort et droit. 
La Dérive, toujours amovible est sécurisée par un aimant.
Coté avancement, les aimants, longerons, guignols sont déjà en place, ce qui signifie qu'il ne reste pas grand-chose à faire à part l'installation radio. On peut espérer un montage très rapide de la bête, sur le coin d’une table. Finalement le plus long dans l'histoire, comme pour l'Alula TREK sera de choisir la décoration et de faire la peinture
La qualité de moulage de la mousse et la précision des assemblages  est d'excellent niveau comme pour l'Alula, avec un bel état de surface.  En option, Dream Flight propose en option une batterie NiMh de 750 mAh, 2 servos pignons métal de la classe des servos de 12g, et l'adaptateur pour brancher la batterie directement sur le récepteur en se passant d'interrupteur.

Un petit tour sur la balance de la structure et de l'équipement radio donne un poids de 280grs, à comparer avec les 360grs de la première Weasel EVO en EPP. Cela représente environ 20% de masse en moins sur cette nouvelle Weasel. Cela présage des performances en vol finalement très différentes, mais nous verrons cela plus tard !
J’oubliais : Le mode d’emploi, en anglais mais illustré, est un modèle du genre, fait avec passion et perfectionnisme.

Assemblage éclair !

Il m'a fallu finalement moins de temps pour assembler la Weasel TREK que pour écrire le paragraphe présent sur le montage ! En effet 25 minutes suffisent, et aucune colle n'est nécessaire. C'est plus rapide que certains kits qui se proclament RTF ! Le peu de travail consiste à:
Installer les 2 servos dans leurs logements, avec le palonnier monter en position neutre. J'ai sécurise le montage avec 2 points de colle UHU, même si cela n'est pas vraiment nécessaire.  2 morceaux d'adhésif transparent sont fournis pour recouvrir le servos dans son emplacement.
En même temps que l'on installe les servos ou fait le routage des fils de servos vers le compartiment radio.
A l'avant de ce dernier, on colle un petit bout de velcro qui vient sécurise la batterie.
Sur les commandes d'ailerons, il reste juste les chapes plastique a visser à la bonne position.
Installer les 2 petites vis dans le système de verrouillage de la clé d'aile
Je n'ai pas eu besoin de rajouter de plomb pour obtenir le centrage recommandé. J'ai même du reculé la batterie de 5mm !



Coté décoration vous avez le choix entre la peinture (de type acrylique) qui demande un peu de préparation et d'attention pour bien réussir des lignes propres et sans bavures, ou alors Dream-Flight propose des feuilles adhésives fines de différentes couleurs et se posant à froid sur l'Elapor. C'est plus cher au final, mais le résultat est garanti et plus propre selon moi.

Les photos du montage: https://photos.app.goo.gl/L9vuTJ41nUnUWv3U2

Et en vol?

Le premier vol a été effectué sur une pente ouest, à faible inclinaison, et par un vent très faible à inexistant. Heureusement le soleil généreux laissait espérer quelques beaux thermiques. Ce baptême a eu quand même lieu dans ces conditions pas évidentes, et j'avoue avoir été surpris. Tout d'abord car avec les réglages préconisés, je n'ai eu à faire aucune retouche ni au centre de gravité ni au trim. Ensuite parce qu'elle a montré des qualités là ou je ne l'attendais pas: Excellente finesse, belles capacités de transition, vitesse de croisière plus élevée, je me suis surpris ce jour-là à voler vraiment loin, à la limite de la visibilité, pour aller chercher la pompe, parfois bas et faire de superbes gains d'altitude de 100 à 150m en peu de temps. J'ai trouvé la Weasel démonstrative, indiquant clairement l'air porteur ou déporteur. Sans dérive la spirale est certes plus dure à tenir, mais La Weasel et son faible poids s'en sort bien. 
Mais dans un vent un peu plus fort et un petit effet de pente que La Weasel TREK nous montre son ADN et son tempérament plus agité. Là aussi la courbure plus faible du profil fait merveille en donnant une plage de vitesse importante. La rétention d’énergie (capacité a garder la vitesse dans un virage tranche, voir même accélérer) en trajectoire rapide est vraiment surprenante s'il on considère le faible poids de l'aile. De plus la réduction des masses, que ce soit sur le nez ou en bout d'aile améliore la nervosité à la profondeur et en roulis, bref cela répond au doigt et à l’œil avec une excellente précision des trajectoires.

Les photos en vol:


Et c'est là que l'on touche du doigt un domaine de vol des plus intéressants, surtout pour un modèle de ce type et de cette taille. Comme présagé, les capacités acrobatiques de la Weasel TREK sont excellentes, les performances en vol inversé « bluffantes », les tonneaux sont mieux axés, les tonneaux à facettes plus précis, les loopings et renversements une simple formalité. Cette vivacité et cette légèreté aux manches permet dés lors d'envisager de faire du VTPR (vol très près du relief). Les combinaisons au gré de votre inspiration, au ras du sol, produisent des montées d'adrénaline et une joie du pilotage intense.



Au final, mon seul petit regret et que il s'avère que la Weasel pourrait embarquer plus que les 50gr possible quand le vent est au-dessous des 10 m/s. Je pense que la structure pourrait supporter 30gr de plus sans problème. L'atterrissage est sans soucis, l'aile étant facile à freiner quelques soient les conditions. Pour terminer, quoi de mieux pour illustrer ce paragraphe sur le vol qu'une petite vidéo:

Conclusion 

La Weasel nous revient boosté, survitaminée dans cette nouvelle version TREK, avec un domaine de vol beaucoup plus large, plus rapide, plus agile, plus acrobatique que jamais. Elle donne ainsi une dose énorme de plaisir et de sensation quel que soit la portance, inversement proportionnelle à sa taille compacte qui permet de l’emmener partout en randonnée, en balade, ou en complément d'un autre planeur plus grand. Bref, elle reste définitivement mon aile volante favorite.  A consommer sans modération !

Caractéristiques:

  • Envergure : 900 mm 
  • cordes : 33.5 cm / 19 cm
  • surface alaire :23.42 dm2 
  • poids: 312 à 395 gr 
  • Charge alaire: 13.3-16.9 gr/dm2
  • Contrôles: 2 Canaux (élevons)

Réglages (+ s’entend vers le bas, - vers le haut), mesuré à l’emplanture

  • CG : Centrage sur la marque à l’intrados
  • Version « sage »
    • Profondeur : - 5 mm  / + 4 mm  (Expo  ~20% optionnel)
    • ailerons : - 13 mm /  +12 mm (Expo  ~20% optionnel)
  • Version  « excitée », celle que je préfère !
    • Profondeur : - 10 mm  / + 9 mm  (Expo ~30% optionnel)
    • ailerons : - 25 mm /  +24 mm (Expo ~30% optionnel)



J'ai aimé:
  • Temps d'assemblage ultra court
  • Polyvalence en vol
  • Performances en voltige
J'ai moins aimé:
  • Les chapes d'ailerons sont peu pratiques à mettre et à enlever
  • Le ballast est limité à 50gr
  • Mousse Elapor un peu fragile sur la durée


Comments

Popular posts from this blog

JETI transmitter released !

JR Propo XG8 DMSS Overview

CoG Machine